« Les promesses d’Hasan », « L’année du requin », « Bullet Train »… Les films à voir (ou pas) cette semaine – .

« Les promesses d’Hasan », « L’année du requin », « Bullet Train »… Les films à voir (ou pas) cette semaine – .
« Les promesses d’Hasan », « L’année du requin », « Bullet Train »… Les films à voir (ou pas) cette semaine – .
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♥♥ les promesses de hasan

Drame turc, de Semih Kaplanoglu, avec Umut Karadag, Filiz Bozok, Gökhan Azlag (2h28).

Une lumière magnifique inonde l’image, un zef pour écorner les bœufs souffle sur l’herbe et Hasan, un fermier prospère, qu’un prologue a pris soin de nous montrer enfant, dort sous un arbre majestueux. Un technicien arrive pour réquisitionner son terrain pour monter un poteau électrique. Le vieil homme résiste et propose de choisir… celui du voisin.

La suite après l’annonce.

Au fur et à mesure du film, le spectateur découvre ses engagements pour protéger ses intérêts au détriment des autres : utilisation de pesticides par cupidité (l’UE lui enlèvera ses pommes), achat de terres pour une bouchée de pain, conflit avec un frère de qui rompu Quant à sa femme, elle trébuche sur la bordure bleue manquante d’une couverture qu’elle a commandée. Le projet d’un voyage à La Mecque obligera le paysan turc à régler ses comptes – une paire de chaussures jamais payée, la scène est assez cocasse – et à faire face à sa conscience.

Découvert en France avec l’élégiaque “Yusuf Trilogy”, Semih Kaplanoglu reste fidèle à sa propre voie : sens plastique évident, invitation à la contemplation, climax d’un cauchemar sublime où un arbre déchiré réapparaît au sommet de la terre, occupant tout l’écran. . Deuxième volet d’une deuxième trilogie sur le pardon débutée en 2019, “Les Promesses d’Hasan” porte une attention constante à un environnement créé par l’homme, clichés d’un chat mort ou d’un fruit trop mûr. Kaplanoglu voit son art « comme une confrontation de la vie à la lumière des puissances supérieures »tous ses films évoquent un monde qui disparaît. sophie grassin

♥ L’année du requin

Comédie française, de Ludovic et Zoran Boukherma, avec Marina Foïs, Kad Merad, Jean-Pascal Zadi (1h27).

Policier jaloux dans une station balnéaire des Landes où “Tout ce que vous pouvez faire, c’est mettre vos fesses dans le sable et regarder les vagues”, Maja (Marina Foïs) est à quelques jours de la retraite… à 50 ans. C’est le moment où un requin, désorienté par le changement climatique, choisit de rôder dans la baie. Une aubaine pour Maja, qui n’est pas pressée de se la couler douce avec son mari (Kad Merad, en chemise hawaïenne). Après “Teddy”, les frères Boukherma passent “les dents de la mer” au tamis de son humour braco (à la croisée de « P’tit Quinquin » et de l’émission « Strip-tease »). Satire de la grossièreté anti-éveillée, ode aux humiliés, victimes de conneries environnementales, son film ne manque pas d’idées, mais pour un court métrage. A la 27ème heure, le temps s’étire et votre univers semble rabougri. Nicolas Schaller

La suite après l’annonce.

♥ train à grande vitesse

Comédie d’action américaine, de David Leitch, avec Brad Pitt, Joey King, Aaron Taylor-Johnson (2h07).

Un criminel zen et méfiant, des jumelles anglaises aussi loquaces que dissemblables, une étudiante en jupe rose, un Mexicain en santiags, un loser japonais, etc., se retrouvent dans le Shinkansen, le train à grande vitesse qui relie Tokyo à Kyoto . . Ce sont tous des assassins et courent après une mallette d’argent appartenant au chef de la pègre, sobrement surnommé “la Mort Blanche”. Bouillie post-Guy Ritchie (de la meilleure image), gonflant toutes les ailes du cynisme pop et de la violence décomplexée pour les fans de manga, sans autre idée qu’un vague méta humour aussi stupide qu’inconsistant, “Bullet Train” est là. Même Brad Pitt, assez amusé dans l’imitation-Dude (personnage de Jeff Bridges dans “The Big Lebowski”), finit par se saouler. N.-É.

♥ amoureux des super-héros

Comédie romantique italienne, de Paolo Genovese, avec Jasmine Trinca, Alessandro Borghi (2h00).

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Ou une histoire de couple racontée sur vingt ans. Anna (Jasmine Trinca, délicieuse), une créatrice résistante à l’engagement, rencontre Marco, un professeur de physique cartésienne. Elle les écrase comme des super-héros, l’amour n’est-il pas la plus grande des aventures ? – dans les bandes dessinées à succès. Il convoque Einstein et Newton pour expliquer à ses élèves la relativité du temps. Temps démenti, hasard et destin sont justement le grand problème de cette comédie romantique servie par son prolongement où le metteur en scène bouscule les temporalités, démultiplie les lieux, invite la mélodie, mais où beaucoup de charme et d’universalité prennent aussi place ici et là. . SG

La suite après l’annonce.

Se démarque

♥♥♥Francois truffaut, les années dorées

Rétrospective en 7 films.

Le cinéaste de “Pocket Money” avait l’habitude de dire qu’il faisait chaque film contre le précédent. Cela n’a jamais été aussi vrai que dans les années 1970. Là, il vagabonde du drame d’époque au contemporain, adaptant William Irish avec Jeanne Moreau en tueur d’hommes (“The Bride Was in Black”), s’inspirant d’Henry James pour filmer la douloureuse érotomanie d’Adèle Hugo/Isabelle Adjani (« L’histoire d’Adèle H. ») et se sont frottés à des questions taboues : comment vivre avec nos morts (« La chambre verte ») ? L’éducation civilise mais humanise-t-elle (« l’enfant sauvage ») ? Quant au vibrant et autobiographique « L’Homme qui aimait les femmes », n’est-il pas l’un des films les plus honnêtes sur le désir et le besoin morbide de séduire ? Ajoutez à cela le couple morbide incarné par Deneuve et Belmondo dans “La Sirène du Mississippi”, et le verdict est sans appel : l’amour, pour Truffaut, était névrotique et obsessionnel. Une joie, parfois, une douleur, toujours. N.-É.

♥ Feux d’artifice la nuit

Drame historique français, de Dominique Lienhard, avec Ana Girardot, Igor Van Dessel (1h34).

dans le 19moi siècle, une ville côtière d’une grande pauvreté survit grâce aux naufrages causés par les incendies nocturnes. Le départ du chef de village, l’arrivée des troupes du roi et une pandémie vont précipiter le drame. Une histoire amorale avec un jeune héros trop sensible pour accomplir le destin de sa famille et qui rêve d’être un guérisseur altruiste. Ajoutée au manque évident de moyens, la mise en scène, délicate mais illustrative, manque d’ampleur et de présence. Les acteurs, dont l’excellente Ana Girardot, peinent à étoffer des personnages qui restent archétypaux. Xavier Leherpeur

La suite après l’annonce.

♥ décalé

Drame espagnol, de Juanjo Giménez, avec Marta Nieto, Miki Esparbé, Fran Lareu (1h44).

L’idée du scénario est excellente : une ingénieure du son, appelée « C. », spécialisée dans la synchronisation des voix au cinéma, se rend compte que son cerveau impose un intervalle de plus en plus important entre les sons et la perception, car il subit donc une désynchronisation. . Interrogation intéressante d’une vie, le film questionne le silence et l’adéquation de nos sens à la réalité. La chose normale est que la situation se répète, de scène en scène, provoquant de la fatigue. Le concept initial s’étire, l’intérêt s’estompe, la réflexion stagne. Reste la troublante découverte de l’univers sonore, souvent ignoré par le cinéma, marquant l’originalité d’une œuvre intéressante mais inachevée. François Forestier

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